Bonjour Chers lecteurs / teuses trices!
Ca y est, me revoilà, 10 jours après être passée devant Monsieur l'adjoint (bah oui, le maire il est trop con et il savait qu'il y avait le clan des voisins qui l'aiment pas qu'était là, du coup il a préféré aller jouer les piques assiettes dans le mariage d'avant).
Donc, me voilà pour vous raconter nos aventures nuptiales (eh pas tout quand même!!).
A une semaine du jour J, la petite poulette stressos que je suis avait quasi tout préparé et passait le flambeau logistique à sa grande soeur n°2 et à son petit frère, avec pour mot d'ordre: démerdez-vous je ne gère plus rien (ou presque).
Le lundi après-midi, départ de ChezMorice pour aller visiter une usine à caca (voir articles publiés par ma consoeur [oui, consoeur, le féminin de confrère n'est pas conne de soeur!!] Zesheep) mais non sans trouble. Bah oui, parce que à la banque de moi, ils ont fait un excès de zèle et que ces p*t*i*s de fils de tute de leur race ils m'ont avalé ma CB! piquée au vif dans mon orgueil (ça m'était jamais arrivé!), verte de rage, j'ai pleuré, hurlé (mon pauvre Craspouille savait plus quoi faire), essayé de prétexté que j'irai pas au coaching de merde d'équipe mais bon, je suis quand même partie. Figuration pendant 36h, sieste plus que remarquée pendant la réunion, je m'en foutais, à l'issue de ce périple, j'étais en OUACANCES plus que bien méritées.
Mardi soir, dîner chez beau-frérot et belle-soeurette et mercredi matin, départ pour notre chez nous à Rouen, là où il fait bon vivre...
Arrêt chez mes parents pour se faire payer l'apéro, du coup on y est restés manger, puis on y est retournés le soir (c'est pratique d'habiter à 20mns de chez ses parents...) en embarquant mon p'tit frère ce coup là. C'est bien, j'ai pu picoler du rosé, c'est le frérot qui a conduit pour rentrer (pour info, le Craspouille est un piéton pur et dur qui ne conduit pas, du coup c'est toujours moi SAM!).
Jeudi matin, alors qu'on pouvait enfin profiter de faire une grasse mat', le téléphone sonne au rez de chaussée (notre chambre est au deuxième et on n'a pas encore réinvesti dans un sans fil). Mon portable était éteint et je dis au Craspouille "si ça sonne sur un des portables, c'est ta mère". Ca a effectivement sonné sur le portable du Craspouille, mais une Belle-Maman peut en cacher une autre, il s'agissait cette fois de ma mère à moi (étrange!). Et comme de fait, LA tuile, Maman m'annonce: on n'a plus de voiture pour ce week-end, l'embrayage et la boîte de vitesse ont lachés ce matin. Le garage nous a prêté une voiture mais elle est pas top (une Polo 1er modèle que nous avons rebaptisé la POLIO!) tu peux pas te renseigner, s'il te plait, je suis désolée de te demander ça à toi mais tu es la seule qui puisse nous sortir de là. Et là, le marathon a commencé: j'ai filé au cyber café d'à côté de la maison, j'ai fait des comparatifs chez les loueurs, j'ai fait une réservation internet (que j'ai eu raison de téléphoner après car le Monsieur il l'avait pas eu ma demande et qu'il avait presque plus de voiture!) que le Monsieur il m'a dit d'accord, mais il faut passer cet après midi pour faire la confirmation de réservation et là j'ai cru que j'allais devenir chèvre (pour une poulette, c'est pas top) parce que dans tout ça, on était à Rouen, mon Craspouille il avait rendez-vous à 13h30 chez le coiffeur dans le village à côté de chez mes parents, qu'il fallait que je sois de retour à côté de Rouen pour 15h environ avec ma mère et qu'il fallait que je revienne à 16h30 chez l'esthéticienne toujours dans le village à côté de chez mes parents (vous non plus vous ne suivez plus là, hein!). Bon, le tout a été accompli sans trop d'encombres (manquait plus que ça) et dans l'après-midi, on a appris que Belle-Maman (la mienne) de son côté filait chez le kiné parce qu'elle avait le dos complètement coincé. TOUT VA BIEN...
Vendredi matin, récupération des clés de la salle, déco, mise en place des tables et tout et tout, 13h passés, de retour à Rouen, où je devais NORMALEMENT me reposer. Raté! il a fallu que j'accompagne Maman chercher sa voiture de loc (en même temps, j'ai bien aimé conduire la Mégane avec ses 130 chevaux et tout et tout) puis il fallait que je finalise les musiques et la playlist pour le samedi soir. J'ai eu 20 minutes de répit durant lesquelles j'ai pu me plonger dans un bon bain...
Après, on est sortis avec mon Craspouille, ma soeur Momo, son copain El Gringo et mon frérot Migo. On est allés manger une pizza pas bonne chez Pazzi Poï puis on est allés boire une binouze dans notre pub préféré, le Yesterday.
Retour à minuit, j'ai fini de préparer les affaires pour le lendemain et là à peine le temps de dire mariage que je dormais déjà.
Samedi matin: on devait être à la mairie à 9h pour faire une dernière vérif des papiers et de ce qu'il y avait à lire par rapport à l'état civil. On est arrivés à 9h30, mais bon, y avait pas de bouchons alors c'est pour ça! Ensuite, direction chez mes parents où tout le monde courait dans tous les sens, sauf moi, super zen qui lisais les journaux locaux: le Partial, le Pourri Normandie, les magazine télé, Fémina, Ici Pourri... bref, je me suis instruite en attendant l'heure du déjeuner (grignotage à l'arrache devant la télé) et là je me suis tapée un délire avec l'Américain El Gringo car en fait je n'ai choisi que les trucs qui puaient: de l'andouille, du saucisson, un bon claquos, du neuchâtel (and now you may kiss the bride!) Bon, je m'ai quand même brossé les dents au karcher et à l'alcool à brûler avant de filer chez le coiffeur. Là, Katia, ma coiffeuse attitrée à fait un super boulot, avant de m'envoyer chez Claire, l'esthéticienne, pour un ravalement de façade.
De retour chez les parents, c'était l'hécatombe: plein de monde avait débarqué alors que c'était pas prévu, personne n'était prêt... Momo, avec son autorité légendaire a réussi à virer tout le monde pour que je puisse me préparer tranquillou.
16h sonnaient, putain cong, on était en retard... Bon, dernières touches et retouches faites (bah ouais, le soutif qui dépasse du décolleté, c'est pas glamour, mais qu'est ce qu'on en a chbavé pour le coudre à mon haut!!!) nous voilà partis pour la mairie avec quelques gouttes qui commencent à tomber... ça n'était qu'un pipi de moiseau, arrivée à la mairie sous le soleil, et là... ça fait tout drôle! Je voyais mon Craspouille dans son beau costume, tous les amis sur le parvis et moi j'avais les larmes qui montaient, qui montaient... du coup, je suis restée dans mon coin, tellement j'étais émotionnée et je me disais "tu ne peux pas pleurer! tu n'as pas le droit! Claire a fait un super boulot avec son maquillage, tu peux pas ruiner ça avec des larmes d'hyper sensibilité!" Du coup, j'ai respiré un grand coup, puis j'y suis allée, déjà qu'on était en retard! Une fois dans la mairie, j'ai fait semblant d'écouter les articles du code civil et tout et tout, mais j'étais un petit peu ailleurs. Alors quand Monsieur l'adjoint m'a dit "Mademoiselle Poulette voulez vous prendre Monsieur Craspouille pour époux", j'ai regardé mon Craspouille droit dans les yeux et j'ai dit oui (en plus, je croyais qu'il demanderait d'abord à Monsieur, alors j'ai été surprise!). Par contre, quand il a dit "et vous Monsieur Craspouille, voulez-vous prendre Mademoiselle Poulette pour épouse?" j'ai regardé mon Craspouille qui était tout tremblant et qui a dit oui en sanglottant, il a filé les boules à tout le monde, alors je l'ai pris dans mes bras et je lui ai fait un bisou. Monsieur l'adjoint il a dit qu'on avait un peu brûlé les étapes, mais je m'en fous moi, je peux pas laisser mon Craspouille dans cet état là.
Après on a signé des papiers, on a échangé nos alliances, la mairie m'a offert des fleurs, puis on est sortis sous une pluie de lavande (bah oui, ça sent meilleur que le riz, et ça gratte moins, par contre, à manger c'est moins nourrissant!)
On a filé faire nos photos dans un village voisin, dans un cadre typique normand, puis après ça on a rejoint tout le monde pour siroter une flute de champagne bien méritée!
On a fait les photos de groupe, puis on a continué à boire, à parler avec tout le monde... Et l'heure du dîner est arrivée. Mon frérot Migo s'est chargé de l'animation et au final, on a quitté la soirée à 5h30. Eh oui, le bon plan pour éviter le pot de chambre (rituel immonde dans les mariages!) c'est d'aller se coucher après tous les invités. Gnark! Pareil, pour pas faire la jarretière, j'en avais pas... mais il y en a quand même eu une, sauf que c'est le marié qui s'y est prêté... mwarf!
Bon, avec tout ça, on s'est couchés à plus de 6h pour rattaquer à midi. Le dimanche soir on s'est couchés à 1h, il m'a fallu la semaine pour récupérer, trop dur! c'est vraiment plus de mon âge tout ça.
Quand je pense au Craspouille qui veut divorcer pour qu'on puisse remettre ça, il va pas bien lui! Mais c'est vrai qu'on a eu le temps de rien. Il y a plein de personnes avec lesquelles j'aurais voulu papoter un peu plus et j'ai pas pu. Ces deux jours, ça a été comme le grand huit au parc Astérix: on monte tout doucement, puis d'un seul coup on est lancés à toute vitesse et quand c'est terminé on se demande ce qui nous est arrivé. La folie!
En tous cas, je voulais dire un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont laissé des petits mots, ça fait super plaisir.
Promis dès que j'en ai je vous publie quelques photos.
Grosses bises à tout le monde et contente de vous retrouver :-)
Madame Craspouille